Mise à jour concernant les mesures d’adaptation

3 mars 2016

Le 17 février 2016, les membres de l’Exécutif national du SDI, la consœur Lisa Addario (conseillère juridique de l’AFPC), le confrère Murray Star (représentant en matière d’accès à l’égalité), le confrère Bruno Loranger (agent des relations de travail) et l’employeur se sont réunis pour discuter de mesures d’adaptation et d’enjeux liés à l’appendice G-1.

Dans « Le point du SDI » du 7 janvier, nous avons énuméré les fonctions suivantes comme étant convenables pour les membres bénéficiant de mesures d’adaptation au niveau de leur poste d’attache :

  • Échange de données informatisé (EDI)
  • L’unité Services d’inspection diversifiés (SID/Établissement du risque) Centres d’inspection
  • NEXUS
  • Agent d’exécution de la loi pour services intérieurs (sans fonction sur la route) Échanges commerciaux (services administratifs)
  • Centres de déclaration par téléphone
  • Conseillers aux audiences
  • Installations postales
  • Centre national de ciblage

Nous avons aussi indiqué que l’ASFC examinait la pertinence d’autres postes pour les membres bénéficiant de mesures d’adaptation, à savoir les fonctions des instructeurs aux centres de formation et les fonctions cléricales des agents du renseignement et des agents enquêteurs.

L’ASFC a indiqué qu’elle considérerait affecter à ces postes les membres qui ont besoin de mesures d’adaptation. Il y a lieu de signaler que plusieurs membres bénéficient déjà de mesures d’adaptation à Rigaud. L’employeur a aussi déclaré qu’il se peut qu’il souhaite y placer certains de nos membres dont les postes seront abolis ou l’ont déjà été par suite de la fermeture des installations de formation sur les armes à feu à l’Î.-P.-É. et au chemin Slack.

Peu importe la liste des fonctions jugées convenables, il y a lieu de répéter que les membres qui occupent déjà des postes d’accommodement dans le cadre duquel ils ne sont pas chargés de fonctions impliquant une interaction en matière d’exécution de la loi en face à face avec des clients conserveront ce poste.

Même si l’ASFC est disposée à considérer les fonctions cléricales pour les agents du renseignement et les agents enquêteurs (en plus de Rigaud et des autres fonctions énumérées plus haut) elle a indiqué que toutes les fonctions doivent être considérées au cas par cas. Il se peut que dans le cas de certaines fonctions, plusieurs postes soient disponibles alors que pour d’autres (p. ex. les agents d’exécution de la loi pour services intérieurs – sans fonction sur la route), le nombre soit limité. L’ASFC a en outre précisé qu’elle doit tenir compte de la viabilité des mesures d’adaptation proposées et aussi respecter les exigences financières, régionales et opérationnelles. Évidemment, les membres qui sont affectés à ces postes doivent posséder les compétences et les connaissances nécessaires (sur le plan de la langue et de la formation spécialisée) pour effectuer le travail.

L’employeur estime qu’il a fait de grands progrès en accordant des mesures d’adaptation à 108 agents qui s’acquittaient de fonctions d’exécution de la loi en face à face, mais qui n’avaient pas réussi la formation sur le maniement des armes à feu. Toutefois, il reconnaît aussi qu’à l’avenir, d’autres agents dans la même situation pourraient aussi avoir besoin de mesures d’adaptation.

L’employeur estime que si un membre est inscrit à la formation sur le maniement des armes à feu et susceptible de la suivre, ce membre peut demeurer dans son poste d’attache après le 31 mars 2016. L’employeur définit le membre susceptible de suivre la formation comme un membre qui a) a reçu une date pour suivre sa formation sur le maniement des armes à feu b) n’a pas réussi la formation sur le maniement des armes à feu, mais bénéficie d’appui pour remédier à la situation ou c) a entamé le processus pour obtenir son évaluation médicale de catégorie III.

L’employeur convient d’éliminer l’exigence relative à l’évaluation médicale de catégorie III pour les membres qui travaillent aux installations postales.

Le SDI a aussi soulevé des préoccupations concernant l’exigence de l’ASFC selon laquelle les membres doivent voir un médecin de Santé Canada pour leur évaluation médicale de catégorie III. Le SDI rappelle à l’employeur qu’il n’existe aucune exigence légale pour que nos membres voient un médecin de ce ministère.

Si un membre a échoué le MMPI à deux reprises, le SDI encourage ce membre à consulter un agent des relations de travail du SDI afin de déterminer les prochaines les étapes à franchir.

Les membres qui ne souhaitent pas suivre la formation sur le maniement des armes à feu mais qui planifient prendre leur retraite dans un avenir rapproché devraient en discuter avec la présidente ou le président de leur succursale. Ensemble, ils peuvent approcher l’employeur pour discuter de dates possibles pour le départ à la retraite ou de solutions provisoires. Encore une fois, notez qu’une telle situation sera évaluée au cas par cas. Il y a lieu de noter aussi que plus la période demandée est courte, plus il est probable qu’elle sera approuvée.

L’employeur répète qu’il n’a pas l’intention de rétrograder les agents qui bénéficient de mesures d’adaptation ou de réduire leur salaire; il ajoute que de telles rumeurs relèvent de la « pure fiction ». Il convient aussi de parler aux membres de l’équipe de gestion et aux présidentes ou aux présidents des succursales du SDI dans les régions où ces rumeurs ont circulé et ont été rapportées. Les deux parties reconnaissent que lorsque l’employeur a inclus le syndicat dans les discussions avec les membres touchés, le processus s’est bien déroulé. Le SDI rappelle à l’employeur qu’il est avantageux pour lui d’impliquer le syndicat. L’employeur a convenu de faire savoir clairement à ses employés touchés que le syndicat est disponible et sur place pour participer à de telles rencontres.

Le SDI confirme encore une fois avec l’employeur les principes selon lesquels il a convenu de participer à ces discussions : les membres qui occupaient déjà des postes avec mesures d’adaptation continueraient d’occuper ces postes; les membres bénéficieraient de mesures d’adaptation au niveau de leur poste d’attache, sans perte de salaire ou d’avantages et les membres se verraient offrir un travail valorisant.


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