Journée internationale des femmes : la lutte pour un avenir équitable

8 mars 2021
illlustration pour la journée internationale des femmes, montrant plusieurs femmes solidaires

Cette année, à l’occasion de la Journée internationale des femmes, l’AFPC reconnaît la force et la résilience dont les femmes font preuve jour après jour. La pandémie mondiale a touché les femmes de façon disproportionnée. Nous assistons à une crise sexospécifique. Nous devons continuer à nous organiser et à prendre des mesures pour assurer une relance équitable qui tient compte des incidences intersectionnelles et sexospécifiques de la pandémie.

Dans les premiers mois de la pandémie, la participation des femmes à la population active du Canada a diminué pour atteindre son niveau le plus bas en 30 ans. Il sera difficile de remonter la pente, car les femmes sont surreprésentées dans les industries qui ont le plus écopé. C’est le cas notamment du secteur des services, où les emplois sont souvent mal payés, non syndiqués et précaires. Les femmes comptent pour la majeure partie de la main-d’œuvre de première ligne. À cause de la nature essentielle de leur travail, elles ont été sur la ligne de front durant la pandémie, courant ainsi un risque accru de contracter le virus.

La fermeture des écoles et des garderies a créé des obstacles supplémentaires. Contrairement aux hommes, bon nombre de femmes ont dû réduire leurs heures de travail ou carrément quitter leur emploi pour s’occuper de leurs enfants. Et la situation est encore pire pour les femmes des communautés marginalisées qui se buttent à des obstacles systémiques.

Un plan de relance juste doit reposer sur une vision féministe et intersectionelle. Cela signifie notamment qu’il faut créer un réseau national de services de garde universels, abordables et accessibles. Nous luttons pour les services de garde depuis des décennies. Nous voilà à la croisée des chemins. L’égalité et l’indépendance économique des femmes passent par les services de garde. L’année dernière, le gouvernement a promis de créer un système national d’éducation préscolaire et de garde d’enfants. Ça ne suffit pas. Il doit mettre en place et financer un réseau de services de garde universels, abordables et de grande qualité.

Les femmes de notre syndicat se battent depuis longtemps pour l’égalité et la justice, et la pandémie ne les a pas ralenties. Grâce à nos actions et à notre solidarité, nous ferons tomber les barrières et lutterons pour une relance juste pour tous et toutes. À l’occasion de la Journée internationale des femmes et tous les jours, nous devons lutter pour un avenir équitable. Ensemble, nous avons le pouvoir de faire changer les choses durablement.

La version originale de cet article a été publiée sur le site de l’AFPC.


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