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COVID-19 : l’employeur doit revoir sa position concernant la formation en contact étroit

Image d'un poste frontalier avec le mot "COVID-19"

Le message suivant a été envoyé à l’employeur le 2 juin dernier par Mark Weber, 1er vice-président national du SDI et coprésident du Comité d’orientation en matière de santé et de sécurité au travail.

La pandémie de COVID-19 a obligé notre Comité d’orientation en matière de santé et de sécurité à consacrer beaucoup de temps et d’efforts au maintien de la sécurité de tous les employés de l’ASFC dans la mesure du possible. Nous avons accompli beaucoup de choses positives, dans des circonstances où la planification et la mise en œuvre de chaque mesure préventive devaient se faire de toute urgence. La plupart des services de l’ASFC ont travaillé de manière proactive avec nous, ce qui nous a beaucoup facilité les choses.

Notre expérience avec la Direction de la formation a été des plus négatives. À maintes reprises, nous avons appris que de la formation était prévue pour nos membres, sans que la question n’ait d’abord été soumise à notre Comité comme le commandent le Code canadien du travail (CCT) et le Règlement canadien sur la santé et la sécurité au travail (RCSST). On nous a donné des documents à évaluer la veille de la formation, seulement parce qu’on avait insisté pour les obtenir. Nous avons vu tout ce qu’ils ont élaboré « évalué » à des réunions d’un « groupe de travail » sur la santé et la sécurité qui, nous l’avons appris, ne tient aucun procès-verbal et dont la composition nous est complètement inconnue. On nous a dit à plusieurs reprises que tout ce qui était en place était approuvé par une personne qualifiée, pour apprendre finalement que ce n’est pas le cas. On continue de soutenir que des procédures comprenant une période de quarantaine de 14 jours sont utilisées pour assurer la sécurité des séances de formation en contact étroit alors que dans les faits les employés ne font pas de quarantaine.

Nous avons récemment demandé de participer à une réunion avec Santé Canada, pour finalement apprendre que l’employeur avait eu la réunion sans nous. L’employeur nous a dit que Santé Canada « ne déclarera jamais que la formation est sûre ou non sûre » et qu’il n’avait posé à Santé Canada que des questions sur les mesures préventives en place et non sur la formation en soi. La vérité, c’est qu’aucune personne qualifiée ne dira qu’il est maintenant sûr d’abandonner la distanciation physique, parce que ce n’est pas le cas. La recommandation de Santé Canada voulant que la formation soit réévaluée en fonction de la situation de la pandémie au niveau local a été ignorée et, une fois de plus, selon les documents fournis à Santé Canada, les participants devaient faire une quarantaine, ce qui n’est pas ce qui se passe, sauf pour nos agents qui suivent le programme de formation de base.

Les justifications bizarres que la partie patronale de notre Comité continue de donner pour la formation sont inexplicables, si l’on compare à la manière efficace et professionnelle dont tout ce qui touche la COVID a été traité. L’aboutissement de ce comportement est la conclusion récente voulant que ce ne soit pas le rôle du Comité d’orientation en matière de santé et de sécurité de déterminer quand il est sûr de reprendre la formation, que « c’est la direction qui au bout du compte détermine si la formation est sûre ».

Les employés membres du Comité d’orientation en matière de santé et de sécurité ne croient pas qu’il est sûr de reprendre la formation en contact étroit et nous exhortons les membres de la partie patronale de notre Comité à revoir leur recommandation en ce sens. Si jamais il est décidé de reprendre la formation en contact étroit, nous demandons que des tests quotidiens de dépistage de la COVID soient administrés aux participants et aux formateurs.

Aucune évaluation adéquate des risques n’a été effectuée, aucune personne qualifiée n’a évalué les risques associés à cette formation, et la première mesure prévue à la Partie 122.2 du CCT a été ignorée à tort. Nous rappelons à l’employeur ses obligations en vertu du CCT et du RCSST, y compris la Partie 148 du CCT.

Formation sur la lutte contre le racisme pour les membres du SDI : lettre au ministre Blair

Photo du drapeau du SDI

Le président national du SDI, Jean-Pierre Fortin, a envoyé la lettre suivante à l’honorable Bill Blair, ministre de la Sécurité publique et de la Protection civile, le 5 juin 2020.


Monsieur le Ministre,

La semaine dernière, le monde entier a été témoin de la mort de George Floyd aux mains de la police de Minneapolis. Ces événements dévoilent les systèmes et la culture qui engendrent l’inégalité de traitement et le racisme au sein des forces de l’ordre et d’autres institutions. Le premier ministre du Canada et de nombreux représentants fédéraux ont souligné à juste titre que bien que cet événement ait eu lieu aux États-Unis, notre pays n’est pas à l’abri du racisme, des préjugés inconscients et de la discrimination systémique. Des chefs de police et des associations ont publié des lettres ouvertes réclamant une réforme. Les Canadiens se sont fait entendre haut et fort, ils ne toléreront pas l’injustice, et le Syndicat des Douanes et de l’Immigration (SDI) unit sa voix à la leur.

Comme vous le savez, le SDI représente quelque 11 000 membres, dont un grand nombre sont des agents des services frontaliers. Ils font respecter la loi, mais leur rôle est unique en ce sens qu’ils sont les premiers à entrer en contact avec des voyageurs du monde entier à leur arrivée au Canada.

Un grand nombre des membres du SDI sont racialisés et nous savons qu’ils en souffrent. Nous savons également que le racisme est présent partout, dans différents groupes et dans tous les lieux de travail. Son impact est d’une grande portée. Notre syndicat veut prendre des mesures concrètes dans le but de soutenir nos membres et tous ceux qui souffrent à cause du racisme, de la discrimination et des préjugés inconscients dans leur milieu de travail comme ailleurs.

Le premier ministre a souligné que beaucoup trop souvent nos systèmes actuels tolèrent et en viennent à considérer comme normales l’inégalité et l’injustice. Il a également ajouté que le gouvernement du Canada est prêt à travailler avec les Canadiens pour éradiquer le racisme et compte sur des alliés pour construire un pays plus juste, meilleur et plus équitable pour tous.

L’exécutif national du SDI a discuté des moyens que pouvait prendre notre syndicat pour devenir un tel allié et vous invite à travailler avec nous pour générer un véritable changement. Si les Canadiens sont appelés à lutter contre les préjugés inconscients, nous nous sommes demandé comment nous pouvions prendre part à ce combat. Nous croyons que pour faire de cette réforme sociétale une réalité, il nous faudra remplacer les méthodes et les procédures « réactives » actuelles par d’autres, plus « proactives ». Il ne fait aucun doute que le gouvernement fédéral et peut-être vous-même, en tant que ministre de la Sécurité publique, envisagez divers moyens pour régler ce problème. Les syndicats et les employeurs doivent être des partenaires actifs pour éliminer la discrimination systémique et mettre en place un modèle plus progressiste d’application de la loi.

Nous croyons savoir que de nombreuses organisations d’application de la loi offrent une formation sur la lutte contre le racisme. Le SDI veut s’assurer que ses membres disposent des outils nécessaires pour lutter contre la discrimination sous toutes ses formes. Une formation approfondie en personne contribuera grandement à prévenir les souffrances de nos membres ainsi que des personnes qu’ils rencontrent et desservent, que ce soit dans un bureau, à la frontière, à l’aéroport ou ailleurs. Les courtes « présentations » actuellement données aux nouvelles recrues sont trop superficielles et une formation en ligne ne nous permettra pas davantage d’équiper nos membres pour qu’ils puissent faire face au racisme systémique et aux préjugés inconscients.

Le gouvernement canadien a adopté une approche proactive pour lutter contre le racisme, en finançant diverses initiatives. Dans ce même esprit, nous croyons fermement qu’à long terme le financement de meilleures initiatives de formation profitera à tout le monde. Il est clair que les politiques et procédures « réactives » actuelles, comme celles dont le monde a été témoin dernièrement, sont coûteuses et inefficaces. L’investissement dans la formation des membres du SDI est un premier pas important pour les aider à devenir des alliés et des leaders plus solides dans la lutte contre le racisme et la discrimination sous toutes ses formes.

Veuillez agréer, Monsieur le Ministre, mes salutations distinguées.

Jean-Pierre Fortin
Président national
Syndicat des Douanes et de l’Immigration

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Phénix : tous les fonctionnaires doivent avoir accès à la formation

Logo de la campagne arrangez le système phénix

Presque deux ans après le lancement d’un système de paye criblé de problèmes, le gouvernement vient enfin de déployer une formation de base pour tous les fonctionnaires.

« Cette formation devrait être offerte avant de déployer un nouveau système, pas deux ans plus tard, déclare Robyn Benson, présidente nationale de l’AFPC. Maintenant, l’employeur doit fournir le temps et les ressources nécessaires à tous les fonctionnaires pour leur permettre de suivre cette formation. »

L’AFPC rappelle à ses membres qu’ils peuvent compléter leur formation durant les heures de travail.

« Même si deux ans ont passé, il n’est pas trop tard pour suivre cette formation, poursuit la présidente Benson. L’employeur doit toutefois s’assurer que les fonctionnaires y ont rapidement accès et qu’ils disposent du temps nécessaire au travail ».

Renseignements importants pour toute personne payée au moyen de Phénix

Quel que soit votre poste, votre groupe professionnel ou votre situation d’emploi (durée indéterminée, durée déterminée, étudiant), la formation vous est destinée si vous êtes payé au moyen de Phénix.

Ces cours visent à expliquer comment l’information provenant des Ressources humaines et ayant une incidence sur votre paye (horaire de travail, congés, heures supplémentaires) est transférée dans Phénix, et comment entrer les bons renseignements dans le système.

Les cours sont adaptés aux fonctionnaires, aux gestionnaires, au personnel des Ressources humaines et aux conseillères et conseillers en rémunération.

Les premiers cours sont en ligne et vous les trouverez sur le site intranet gouvernemental GCpedia. D’autres cours seront offerts en personne.

Renseignements supplémentaires

Tous les fonctionnaires devraient recevoir un message les renseignant sur la formation et comprenant les liens des cours en ligne.

Le Conseil du Trésor a préparé une Foire aux questions fournissant d’autres renseignements.

Si vous éprouvez de la difficulté à obtenir cette formation ou si l’on ne vous donne pas suffisamment de temps au travail pour la suivre, communiquez avec votre représentant local de l’AFPC.

Cet article provient du site web de l’AFPC.