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Groupe FB : aucun signe de « changement de culture » à l’ASFC

Photo d'un agent des services frontaliers avec les mots négociations - groupe FB

Lors de ses pourparlers avec le Conseil du Trésor/l’Agence des services frontaliers du Canada du 9 au 12 mars, l’équipe de négociation du groupe FB a continué de revendiquer de meilleures protections contre le harcèlement et l’abus de pouvoir des cadres de l’ASFC.

Or, en dépit du fait que son rapport ministériel de 2020-2021 – rendu public cette semaine – est rempli de beaux mots comme « la promotion de l’inclusion et du respect » et « l’élimination du harcèlement », ­l’ASFC n’a pour ainsi dire fourni aucune preuve de changements importants en ce qui concerne ces enjeux ou d’autres qui font l’objet de discussions à la table de négociation.

Notre équipe a revendiqué plusieurs changements qui permettraient d’améliorer les protections contre les abus de pouvoir et le harcèlement, mais la direction de l’ASFC ne les a toujours pas acceptés. Selon l’Agence, les mesures qui sont déjà prévues dans la convention collective devraient continuer à se limiter principalement aux cas de harcèlement sexuel. Nous ne sommes pas du tout d’accord. Nous croyons que la convention collective devrait protéger nos membres de toute forme de harcèlement, et non seulement du harcèlement sexuel.

Nous avons aussi proposé d’élargir la portée des mesures de protection contre l’intransigeance des cadres de l’ASFC à l’égard des membres, notamment lorsqu’il est question de mesures disciplinaires et de l’élimination arbitraire de l’équipement de défense. La prochaine convention collective devra prévoir de nouvelles mesures de protection sur ces enjeux.

Un changement de culture ne peut se faire sans la prise de réelles mesures

Dans son plan ministériel, l’ASFC parle aussi d’une réduction à long terme de ses effectifs. Or, les membres du personnel sont déjà trop peu nombreux. L’AFPC-SDI est prête à se battre contre toute tentative de réduction du personnel.

Enfin, il est aussi question dans le plan ministériel d’exploiter la technologie en vue d’offrir une plus grande souplesse. Pourtant, l’ASFC refuse de rétablir des pratiques justes et raisonnables de télétravail pour les agentes et agents de l’observation des échanges commerciaux et les autres membres qui ne portent pas l’uniforme.

En ce qui concerne les salaires, notre examen des récentes augmentations négociées dans le secteur de l’exécution de la loi partout au Canada est en cours. Nous suivons également de près les pourparlers de négociation d’une première convention collective pour les agentes et agents de la GRC. Nous avons toujours maintenu que la rémunération horaire des membres de niveau FB-3 devrait être la même que celle des agentes et agents de première classe de la GRC. Lors des rondes de négociations précédentes, nous avons toujours réussi à obtenir de pleines augmentations de salaire rétroactives pour nos membres. Nous avons bien l’intention de faire de même cette fois-ci.

Les pourparlers reprendront au début mai et se poursuivront possiblement durant l’été.

Nous vous tiendrons au courant de la situation. Pour consulter l’ensemble des revendications que nous avons présenté à l’employeur, cliquez ici.

La version originale de cet article a été publiée sur le site de l’AFPC.

Négos FB : les parties discutent de mesures disciplinaires, de harcèlement et de réforme du régime de retraite

Photo d'un agent des services frontaliers avec les mots négociations - groupe FB

Au cours de la semaine du 24 février, l’équipe de négociation du groupe FB a rencontré le Conseil du Trésor et l’ASFC afin de poursuivre les négociations en vue d’une nouvelle convention collective.

En dépit des récents commentaires du président de l’ASFC, qui demande un changement de culture et moins de charabia, notre équipe n’a vu aucun changement à la table de négociation.

Selon le dernier rapport du Bureau du vérificateur général, le harcèlement est un problème à l’ASFC. L’Agence l’a d’ailleurs reconnu publiquement. Le syndicat a proposé des modifications à la convention collective pour mieux protéger les membres contre l’abus de pouvoir et le harcèlement, mais l’employeur a refusé ces changements. C’est inacceptable.

Nos revendications visant à protéger les membres du SDI dans le contexte de mesures disciplinaires sont conformes à ce qui a déjà été accordé par d’autres employeurs.

Nous luttons aussi contre le port d’insignes nominatifs. On se demande pourquoi l’Agence insiste pour que le nom figure sur l’insigne, au lieu d’un numéro. L’AFPC a porté cette question devant le Tribunal de santé et sécurité au travail la semaine dernière.

Il est temps que l’ASFC passe de la parole aux actes et traite nos membres avec respect.

Le président national du SDI, Jean-Pierre Fortin, a rencontré le ministre Bill Blair cette semaine et a discuté, entre autres, de la retraite anticipée après 25 ans de service pour les FB et du règlement rapide des griefs en suspens. À la table de négociation, l’équipe FB a aussi discuté de ces dossiers et d’autres questions, comme le remboursement des frais d’un certificat médical, le congé avec étalement du revenu et la sous-traitance. L’AFPC a déposé une plainte pour négociation de mauvaise foi auprès de la Commission des relations de travail et de l’emploi dans le secteur public fédéral concernant la sous-traitance des fonctions d’escorte des agents de services frontaliers à l’aéroport Pearson de Toronto. Nous défendrons nos droits.

L’équipe retourne à la table la semaine du 9 mars. Nous ne manquerons pas de vous tenir au courant de l’évolution des choses. Pour plus d’information sur nos revendications et les propositions de l’employeur, consultez : syndicatafpc.ca/groupe-fb.

La version originale de cet article a été publiée sur le site de l’AFPC.

Les membres du SDI manifestent au point d’entrée de Peace Arch

Peace Arch

Alors que l’employeur refuse toujours toute amélioration digne de ce nom en ce qui a trait aux négociations, nos membres intensifient la pression pour être traités équitablement : après avoir manifesté à Saint John, au Nouveau-Brunswick, en début d’année, les membres FB se mobilisent maintenant en Colombie-Britannique. Un rassemblement a eu lieu au point d’entrée de Peace Arch le 5 février.

Les membres du SDI et de l’AFPC demandent au gouvernement de traiter les agentes et agents des services frontaliers avec le respect qu’ils et elles méritent en retirant les concessions présentées à la table de négociation.

Ce que nous voulons

  • Nous demandons une augmentation salariale équitable selon l’inflation, une meilleure protection pour nos membres contre la gestion de l’ASFC, et une conciliation travail-vie privée améliorée.
  • Nous demandons à l’employeur d’appuyer la réforme du régime de retraite afin de permettre la retraite sans pénalité après 25 ans de service, comme c’est le cas pour d’autres organismes chargés de l’application de la loi.

Pour une liste complète de nos demandes, veuillez consulter la page suivante.

Pour ne pas manquer les dernières mises à jour concernant les négos, assurez-vous de garder un œil sur notre section portant sur les négos du groupe FB.

Peace Arch

Photo : Patrick Bragg

Négos FB : pas question de faire confiance à l’ASFC avec nos heures de travail

Photo d'un agent des services frontaliers avec les mots négociations - groupe FB

L’équipe de négo du groupe FB a continué à revendiquer un meilleur climat de travail à l’Agence des services frontaliers du Canada (ASFC) durant les négociations avec le Conseil du Trésor la semaine du 20 janvier. L’employeur, pour sa part, a refusé toute amélioration digne de ce nom.

Voici les questions soulevées par notre équipe de négociation :

Insignes nominatifs

L’employeur insiste toujours sur le port d’un insigne qui identifie les agentes et agents par leur nom. Notre équipe a rappelé que cette pratique compromet la sécurité de nos membres, ce qui est inacceptable.

Billets du médecin

Notre équipe s’est opposée fermement à ce que les membres soient tenus de présenter un billet du médecin lorsqu’ils sont malades. Et si l’ASFC y tient, elle devrait rembourser les membres pour le coût du billet.

Pause repas payée

L’employeur a rejeté notre revendication, mais nous n’avons pas reculé. S’ils ne veulent pas être obligés de porter leur équipement durant le repas, nos membres doivent prendre le temps de l’enlever, puis de le remettre à la fin de la pause. C’est pour cette raison que la pause repas doit être payée, comme c’est le cas dans d’autres agences d’application de la loi.

Temps rémunéré pour l’entraînement au maniement des armes à feu

Nous demandons que la convention collective prévoit l’équivalent de deux quarts de travail rémunérés par année pour l’entraînement au maniement des armes à feu.

Ancienneté et choix des lieux de travail

Il existe de graves lacunes dans le processus d’affectation des agents à d’autres districts ou régions. Partout au pays, des agents désirent être affectés à d’autres lieux de travail. Mais, à l’heure actuelle, l’employeur refuse des affectations à des agents qui ont de l’ancienneté et va même jusqu’à affecter de nouvelles recrues à des endroits qui sont déjà dans la mire d’agents syndiqués. Nous demandons à l’employeur d’adopter un processus d’affectation juste et transparent qui prend en compte l’ancienneté des agents qui veulent changer de district ou de région.

Télétravail

Nous avons une fois de plus soulevé la question du droit au télétravail de nos membres qui ne portent pas l’uniforme. Nous ne comprenons pas pourquoi les chefs et les surintendants ont droit au télétravail, mais pas le reste du personnel qui a besoin d’un accommodement. Ce n’est qu’un autre exemple de l’application, par l’ASFC, du principe des deux poids deux mesures qui accorde un traitement de faveur à la direction. Il est important que la convention collective renferme des dispositions pour mettre fin à cette iniquité.

EPHV

L’ASFC propose que l’aménagement des postes à horaire variable ne soit plus négocié, mais établi en « consultation » avec le syndicat. Mais, à L’ASFC, « consulter » veut trop souvent dire « imposer ». Nous avons donc rejeté cette proposition. Notre équipe ne fait pas confiance à la direction de l’ASFC lorsqu’il s’agit de nos heures de travail.

Nous avons aussi discuté des conditions de travail des étudiants et de l’indemnité de maître-chien, et avons réitéré notre position sur la réforme du régime de retraite.

Pour plus d’information sur nos revendications et les propositions de l’employeur, consultez syndicatafpc.ca/fb. Nous vous tiendrons au courant des résultats de la prochaine séance de négo, qui aura lieu le 23 février.

Pour en savoir davantage sur les négos aux autres tables du Conseil du Trésor, consultez syndicatafpc.ca/conseil-du-trésor.

Nous défendons haut et fort notre métier!

Au cours des années, les membres FB ont pu remporter de grandes victoires ensemble. L’AFPC est le plus important syndicat de la fonction publique fédérale, et l’un des plus gros syndicats du secteur public au pays. Aucun autre syndicat n’a autant d’expérience en tant qu’agent négociateur et représentant des fonctionnaires fédéraux que l’AFPC-SDI.

  • En 2006, nous avons remporté le droit au port d’arme pour les agentes et agents de services frontaliers.
  • Depuis 2007, grâce aux efforts de l’AFPC-SDI, la rémunération des nouveaux douaniers de première ligne a augmenté de 48 %, y compris une hausse de 17,5 % en 2018.
  • Nous avons aussi remporté d’importants droits pour le personnel qui travaille par poste, notamment des mesures de protection pour l’aménagement d’horaires de postes variables et le droit d’ancienneté.

Ensemble, nous continuerons à travailler et à exercer des pressions sur l’employeur afin d’améliorer les conditions de travail des membres FB de façon novatrice.

La version originale de cet article a été publiée sur le site de l’AFPC.

L’équipe de négo FB retourne à la table la semaine prochaine

Photo d'un agent des services frontaliers avec les mots négociations - groupe FB

L’équipe de négociation du SDI et de l’AFPC pour le groupe FB retourne à la table la semaine du 20 janvier. Forte de l’appui que les membres ont manifesté au cours du dernier mois, notre équipe a hâte de rencontrer l’employeur afin de continuer à faire pression pour obtenir une entente juste et équitable. Gardez l’oeil ouvert pour ne pas manquer nos mises à jour concernant les négos !