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Structure des groupes professionnels : mise à jour sur la réforme de la classification

Escaliers

Le Bureau de la dirigeante principale des ressources humaines, une composante du Secrétariat du Conseil du Trésor, a entrepris de moderniser plusieurs classifications dans l’administration publique centrale. L’exercice vise à aligner les classifications — dont beaucoup remontent à quelques décennies — sur le travail qui se fait dans la fonction publique aujourd’hui. L’AFPC veille à ce que l’exercice fasse l’objet de consultations et souhaite tenir ses membres au courant tout au long du processus.

La classification sert à déterminer la valeur relative d’un emploi par rapport à d’autres emplois dans la fonction publique afin d’en calculer la rémunération. Un système de classification doit être non sexiste et permettre de mesurer la valeur relative de tous les emplois à l’intérieur d’un même établissement.

Pour respecter la Loi canadienne sur les droits de la personne, les normes de classification doivent évaluer les habiletés, les efforts, les responsabilités et les conditions de travail.

Les droits dont vous bénéficiez actuellement sont protégés, peu importe les résultats de l’exercice. Ainsi, aucun membre ne subira de réduction de salaire si son poste passe à une classification prévoyant un salaire inférieur à son salaire actuel. Vous conserverez donc votre salaire actuel (en vertu des dispositions sur la protection salariale de votre convention collective). Il en sera ainsi tant que vous occuperez votre poste.  De plus, lorsque le salaire de la nouvelle classification dépassera votre salaire actuel, votre salaire sera augmenté aux nouveaux niveaux de classification.

Par ailleurs, veuillez noter que les audiences sur notre grief de principe contre le Conseil du Trésor pour le non-respect de l’échéancier de la réforme de la classification débuteront en décembre. Nous vous tiendrons au courant de l’évolution du dossier.

  • Selon le Conseil du Trésor, les nouvelles normes d’évaluation des emplois entreront en vigueur entre 2020 et 2022.
  • Le groupe Systèmes d’ordinateurs (CS) deviendra le groupe Technologie de l’information (IT).
  • Le groupe Services des programmes et de l’administration (PA) sera divisé en *cinq nouveaux sous-groupes comme suit :
    • 1. PA-PVO (Opérations relatives aux programmes et aux services) = CR, AS, PM-01, PM-02, AS‑01 et AS-02
    • 2. PA-EAA (Adjoint administratif de direction) = AS, CR et ST principalement exclus
    • 3. PA-PDM (Élaboration et administration de programmes) = AS-03 à AS-07, PM-03 à PM-07
    • 4. PA-RHB (Réadaptation et réinsertion) = WP
    • 5. PA-CMN (Communications) = IS

*L’inventaire des postes des sous-groupes n’a pas encore été fait. Nous vous fournirons des mises à jour lorsque le gouvernement aura commencé à dresser l’inventaire.

  • Un nouveau groupe appelé Fonction de contrôleur sera créé pour rassembler les tâches touchant la gestion financière et les audits externes et internes.

La version originale de cet article a été publiée sur le site de l’AFPC.

Le Bureau national de direction du SDI appuie nos équipes de négos !

Bannière avec les mots nous appuyons notre équipe de négo

Aujourd’hui, à Ottawa, les membres (et les observateurs et observatrices) du Bureau national de direction du SDI ont émis un message d’appui clair en faveur de nos équipes de négos FB et du Conseil du Trésor. Malgré que les négos soient au point mort dû aux élections fédérales, nous sommes fiers du travail accompli par nos confrères et consoeurs qui siègent aux tables de négociation. Nous savons qu’ils et elles continueront de maintenir la pression sur l’employeur pour un traitement équitable !

Photo du bureau national de direction en appui aux équipes de négos

Le gouvernement rate l’occasion de conclure une entente avant les élections

Manif de l'AFPC devant le Parlement

Le gouvernement libéral a raté sa dernière chance, avant les élections, de conclure une entente juste et équitable avec les membres de l’AFPC et de les dédommager convenablement pour tous les problèmes de paye causés par le système Phénix.

C’est plus de la moitié des 140 000 fonctionnaires actuellement en négociation avec le gouvernement fédéral qui sont retournés à la table cette semaine, lorsque les pourparlers ont repris entre les 71 000 membres du groupe PA (Services des programmes et de l’administration) et le Conseil du Trésor le dimanche 1er septembre.

À l’issue de six jours de négociations, le gouvernement a rejeté les principales revendications mises de l’avant. Il s’est contenté de proposer aux membres de l’AFPC — qui forment le plus important syndicat de la fonction publique fédérale — des augmentations de salaire inférieures à celles consenties aux autres syndicats.

Et il a de nouveau tenté de déprécier les membres de l’AFPC en présentant une offre qui était bien loin de compenser toutes les souffrances causées par Phénix. Même s’il a finalement consenti à verser une indemnité financière (au lieu de simples congés), il a offert une somme dérisoire qui n’a pas de commune mesure avec le cauchemar infligé aux fonctionnaires au cours des quatre dernières années.

« Nous avions clairement fait savoir au Conseil du Trésor que nous n’allions pas reprendre les pourparlers à moins d’avoir une meilleure offre sur la table, déclare Chris Aylward, président national de l’AFPC. Ce que nous voulons, c’est des augmentations de salaire qui suivent au moins le taux d’inflation, un meilleur équilibre travail-vie personnelle et une indemnité financière juste et équitable pour le cauchemar que nous avons vécu depuis l’arrivée de Phénix. »

« Nous étions prêts à négocier de bonne foi, mais plutôt que de proposer à nos membres une entente juste et équitable, le gouvernement a tourné les talons », ajoute-t-il.

En raison du déclenchement imminent des élections fédérales, il n’y aura pas d’autres occasions de retourner à la table de négociation d’ici la fin de la période électorale. Les pourparlers reprendront donc dans les mois qui suivront, moment auquel les unités de négociation suivantes pourraient se préparer à déclencher la grève.

Qui négocie en ce moment?

Les 140 000 fonctionnaires fédéraux répartis entre neuf unités de négociation. Toutes ces unités, à l’exception des FB (Services frontaliers), attendent que leur commission de l’intérêt public respective commence ses travaux.

Principales unités de négo au gouvernement

Cliquez sur le nom de votre unité pour obtenir une mise à jour.

La version originale de cet article a été publiée sur le site de l’AFPC.

L’AFPC et le gouvernement retournent à la table de négociation pour conclure une entente avant les élections

Photo de membres de l'AFPC marchant dans une manifestation

L’Alliance de la Fonction publique du Canada (AFPC) retourne à la table de négociation ce dimanche 1er septembre. Nous espérons que le gouvernement sera prêt à conclure une entente équitable et à dédommager convenablement nos membres pour les souffrances causées par Phénix. Continue reading

Négos pour les groupes PA, EB, TC et SV : échéancier de grève

Négociations

La CRTESPF a établi les dates des audiences pour les commissions de l’intérêt public (CIP) mises sur pied pour les quatre groupes relevant du Conseil du Trésor :

Après avoir entendu les deux parties, la CIP présente son rapport dans les 30 jours habituellement. Dès qu’ils sont publiés, les unités de négociation peuvent déclencher une grève si les membres en décident ainsi.

Les CIP ont été mises sur pied après que les négociations aient abouti à une impasse en mai dernier.

Aux tables de négociation, le gouvernement a proposé des augmentations salariales qui, compte tenu de l’inflation, étaient l’équivalent d’une baisse de salaire ainsi qu’une période d’attente – jusqu’à 18 mois après la signature des conventions collectives – pour traiter la paye rétroactive. Il a également rejeté les propositions suivantes visant à améliorer nos conditions de travail :

  • accorder des rajustements au marché dans les cas de disparité salariale;
  • fournir le plein supplément pour le nouveau congé parental de 18 mois;
  • réduire la sous-traitance et le nombre d’emplois précaires dans la fonction publique; et
  • mieux s’occuper des problèmes de santé mentale au travail

Qu’est-ce qu’une commission de l’intérêt public (CIP)?

En cas d’impasse, la loi qui régit la négociation collective au fédéral prévoit la mise sur pied d’une CIP pour aider les parties à conclure une entente. La CIP est composée de trois membres : un président nommé par la commission des relations de travail et deux représentants nommés respectivement par le syndicat et l’employeur. Lors des audiences de la CIP, le syndicat et l’employeur ont l’occasion de soumettre leur mémoire et d’expliquer leurs positions sur les questions en suspens. La CIP rédige ensuite un rapport avec des recommandations en vue d’un règlement. Ces recommandations ne sont pas exécutoires.

Lorsque la CIP aura publié ses rapports, les équipes de négociation de l’AFPC se réuniront pour en discuter. Habituellement, cette rencontre est suivie d’une reprise des pourparlers avec l’employeur.

Irons-nous en grève?

Peu importe quel parti remportera les élections fédérales, l’AFPC continuera à se battre pour une entente équitable qui répond aux besoins de ses membres. Toutefois, si les parties ne réussissent pas à s’entendre après la publication des rapports de la CIP, les membres pourront tenir un vote de grève.

Comme le veut l’adage, la meilleure façon d’éviter une grève c’est d’en préparer une. Voilà pourquoi l’AFPC s’assurera que les membres puissent suivre un cours de préparation à la grève dans les prochains mois.

L’AFPC tiendra aussi les membres au courant des travaux des CIP et de l’évolution des négociations, le cas échéant.

La version originale de cet article a été publiée sur le site de l’AFPC.