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Écarts salariaux, indemnités et structure des groupes professionnels : la CIP du groupe TC veut voir des progrès à la table

Négociations

La CIP du groupe TC a publié un rapport positif qui recommande à l’employeur de s’atteler à plusieurs questions importantes qu’a soulevées votre équipe de négociation. En effet, la CIP est d’avis que l’employeur peut bonifier son offre en ce qui concerne l’écart salarial, la parité avec l’ACIA pour les EG, les indemnités et la réforme du système archaïque de classification. Bien que les recommandations de la CIP ne portent pas sur toutes nos revendications, son opinion sur les principaux enjeux montre que ce que nous demandons est juste et raisonnable.

Écarts salariaux

À l’instar du rapport de la CIP du groupe PA, celui de la CIP des TC indique que les négociations ont échoppé essentiellement sur les augmentations salariales générales et les rajustements spéciaux. La CIP recommande à l’employeur de régler la question des taux de rémunération s’il veut conclure une entente de principe avec le groupe TC. L’AFPC cherche une offre salariale équitable qui n’oblige pas ses membres à piger dans les augmentations générales pour qu’un petit groupe d’entre eux ait droit à des indemnités.

Parité avec l’ACIA pour le groupe EG

Dans son rapport, la CIP reconnaît qu’il existe un écart salarial entre les membres EG du groupe TC et leurs homologues à l’Agence canadienne d’inspection des aliments (ACIA). En 2018, votre syndicat a signé un protocole d’entente avec le Conseil du Trésor, protocole qui précise qu’il n’existe pas de différence entre les EG de l’ACIA et ceux du groupe TC. Cependant, un écart salarial de 3,3 % persiste. La CIP recommande de régler la question.

Indemnités

La CIP recommande à l’employeur d’accorder des indemnités aux groupes suivantes :

  • Inspecteurs des transports, Transports Canada et Bureau de la sécurité des transports
  • Agents des pêches
  • Agents : pêches, protection de la faune, environnement
  • EG et TI : Chantiers maritimes et 202e Dépôt d’ateliers
  • Coordonnateurs de la recherche et du sauvetage et les membres de l’équipage du hover craft de la Garde côtière
  • Agents des affaires du travail
  • Inspecteurs techniques à Mesures Canada

Le rapport ne précise pas le montant de ces indemnités et ne mentionne pas d’autres indemnités proposées par le syndicat, ce qui n’empêche pas l’AFPC d’applaudir à la recommandation de la CIP pour les groupes susmentionnés.

Structure des groupes professionnels

La CIP reconnaît aussi l’importance d’appliquer les nouvelles normes d’évaluation des emplois. L’employeur accumule les retards dans cet exercice visant à mettre en place la nouvelle structure et le nouveau système de classification. Il a demandé une nouvelle prolongation jusqu’en juin 2021, mais la CIP lui recommande de bonifier son offre et l’enjoint à assurer l’entrée en vigueur des nouvelles normes avant la prochaine ronde de négociation. L’AFPC demande que d’importantes pénalités, rétroactives au début de cette année, soient imposées à l’employeur pour n’avoir pas mis ces normes en œuvre à temps pour la ronde de négociation en cours.

Prochaines étapes

Chris Aylward, président national de l’AFPC, a autorisé les votes de grève pour les unités du CT, mais a dû suspendre tous les votes jusqu’au 30 mars. Le syndicat réévaluera alors s’il convient de les reprendre.

L’AFPC poursuivra les pourparlers au nom de toutes les unités actuellement en négociation, malgré la suspension des votes.

La version originale de cet article a été publiée sur le site de l’AFPC.

Groupe FB : aucun signe de « changement de culture » à l’ASFC

Photo d'un agent des services frontaliers avec les mots négociations - groupe FB

Lors de ses pourparlers avec le Conseil du Trésor/l’Agence des services frontaliers du Canada du 9 au 12 mars, l’équipe de négociation du groupe FB a continué de revendiquer de meilleures protections contre le harcèlement et l’abus de pouvoir des cadres de l’ASFC.

Or, en dépit du fait que son rapport ministériel de 2020-2021 – rendu public cette semaine – est rempli de beaux mots comme « la promotion de l’inclusion et du respect » et « l’élimination du harcèlement », ­l’ASFC n’a pour ainsi dire fourni aucune preuve de changements importants en ce qui concerne ces enjeux ou d’autres qui font l’objet de discussions à la table de négociation.

Notre équipe a revendiqué plusieurs changements qui permettraient d’améliorer les protections contre les abus de pouvoir et le harcèlement, mais la direction de l’ASFC ne les a toujours pas acceptés. Selon l’Agence, les mesures qui sont déjà prévues dans la convention collective devraient continuer à se limiter principalement aux cas de harcèlement sexuel. Nous ne sommes pas du tout d’accord. Nous croyons que la convention collective devrait protéger nos membres de toute forme de harcèlement, et non seulement du harcèlement sexuel.

Nous avons aussi proposé d’élargir la portée des mesures de protection contre l’intransigeance des cadres de l’ASFC à l’égard des membres, notamment lorsqu’il est question de mesures disciplinaires et de l’élimination arbitraire de l’équipement de défense. La prochaine convention collective devra prévoir de nouvelles mesures de protection sur ces enjeux.

Un changement de culture ne peut se faire sans la prise de réelles mesures

Dans son plan ministériel, l’ASFC parle aussi d’une réduction à long terme de ses effectifs. Or, les membres du personnel sont déjà trop peu nombreux. L’AFPC-SDI est prête à se battre contre toute tentative de réduction du personnel.

Enfin, il est aussi question dans le plan ministériel d’exploiter la technologie en vue d’offrir une plus grande souplesse. Pourtant, l’ASFC refuse de rétablir des pratiques justes et raisonnables de télétravail pour les agentes et agents de l’observation des échanges commerciaux et les autres membres qui ne portent pas l’uniforme.

En ce qui concerne les salaires, notre examen des récentes augmentations négociées dans le secteur de l’exécution de la loi partout au Canada est en cours. Nous suivons également de près les pourparlers de négociation d’une première convention collective pour les agentes et agents de la GRC. Nous avons toujours maintenu que la rémunération horaire des membres de niveau FB-3 devrait être la même que celle des agentes et agents de première classe de la GRC. Lors des rondes de négociations précédentes, nous avons toujours réussi à obtenir de pleines augmentations de salaire rétroactives pour nos membres. Nous avons bien l’intention de faire de même cette fois-ci.

Les pourparlers reprendront au début mai et se poursuivront possiblement durant l’été.

Nous vous tiendrons au courant de la situation. Pour consulter l’ensemble des revendications que nous avons présenté à l’employeur, cliquez ici.

La version originale de cet article a été publiée sur le site de l’AFPC.

Négos FB : les parties discutent de mesures disciplinaires, de harcèlement et de réforme du régime de retraite

Photo d'un agent des services frontaliers avec les mots négociations - groupe FB

Au cours de la semaine du 24 février, l’équipe de négociation du groupe FB a rencontré le Conseil du Trésor et l’ASFC afin de poursuivre les négociations en vue d’une nouvelle convention collective.

En dépit des récents commentaires du président de l’ASFC, qui demande un changement de culture et moins de charabia, notre équipe n’a vu aucun changement à la table de négociation.

Selon le dernier rapport du Bureau du vérificateur général, le harcèlement est un problème à l’ASFC. L’Agence l’a d’ailleurs reconnu publiquement. Le syndicat a proposé des modifications à la convention collective pour mieux protéger les membres contre l’abus de pouvoir et le harcèlement, mais l’employeur a refusé ces changements. C’est inacceptable.

Nos revendications visant à protéger les membres du SDI dans le contexte de mesures disciplinaires sont conformes à ce qui a déjà été accordé par d’autres employeurs.

Nous luttons aussi contre le port d’insignes nominatifs. On se demande pourquoi l’Agence insiste pour que le nom figure sur l’insigne, au lieu d’un numéro. L’AFPC a porté cette question devant le Tribunal de santé et sécurité au travail la semaine dernière.

Il est temps que l’ASFC passe de la parole aux actes et traite nos membres avec respect.

Le président national du SDI, Jean-Pierre Fortin, a rencontré le ministre Bill Blair cette semaine et a discuté, entre autres, de la retraite anticipée après 25 ans de service pour les FB et du règlement rapide des griefs en suspens. À la table de négociation, l’équipe FB a aussi discuté de ces dossiers et d’autres questions, comme le remboursement des frais d’un certificat médical, le congé avec étalement du revenu et la sous-traitance. L’AFPC a déposé une plainte pour négociation de mauvaise foi auprès de la Commission des relations de travail et de l’emploi dans le secteur public fédéral concernant la sous-traitance des fonctions d’escorte des agents de services frontaliers à l’aéroport Pearson de Toronto. Nous défendrons nos droits.

L’équipe retourne à la table la semaine du 9 mars. Nous ne manquerons pas de vous tenir au courant de l’évolution des choses. Pour plus d’information sur nos revendications et les propositions de l’employeur, consultez : syndicatafpc.ca/groupe-fb.

La version originale de cet article a été publiée sur le site de l’AFPC.

Les membres du SDI manifestent au point d’entrée de Peace Arch

Peace Arch

Alors que l’employeur refuse toujours toute amélioration digne de ce nom en ce qui a trait aux négociations, nos membres intensifient la pression pour être traités équitablement : après avoir manifesté à Saint John, au Nouveau-Brunswick, en début d’année, les membres FB se mobilisent maintenant en Colombie-Britannique. Un rassemblement a eu lieu au point d’entrée de Peace Arch le 5 février.

Les membres du SDI et de l’AFPC demandent au gouvernement de traiter les agentes et agents des services frontaliers avec le respect qu’ils et elles méritent en retirant les concessions présentées à la table de négociation.

Ce que nous voulons

  • Nous demandons une augmentation salariale équitable selon l’inflation, une meilleure protection pour nos membres contre la gestion de l’ASFC, et une conciliation travail-vie privée améliorée.
  • Nous demandons à l’employeur d’appuyer la réforme du régime de retraite afin de permettre la retraite sans pénalité après 25 ans de service, comme c’est le cas pour d’autres organismes chargés de l’application de la loi.

Pour une liste complète de nos demandes, veuillez consulter la page suivante.

Pour ne pas manquer les dernières mises à jour concernant les négos, assurez-vous de garder un œil sur notre section portant sur les négos du groupe FB.

Peace Arch

Photo : Patrick Bragg

La Commission de l’intérêt public (CIP) a présenté ses recommandations concernant le groupe EB

Négociations

L’AFPC a maintenant reçu les recommandations de la CIP sur les questions propres au groupe EB (Enseignement et bibliothéconomie). Quant aux recommandations sur les enjeux communs à tous les groupes du Conseil du Trésor, elles seront disponibles pour consultation une fois que la CIP aura présenté ses recommandations pour le groupe PA (Services des programmes et de l’administration).

Les recommandations de la CIP ne sont pas exécutoires, c’est-à-dire que le syndicat et/ou l’employeur sont libres de les accepter ou de les rejeter. Néanmoins, l’AFPC est heureuse de voir que la CIP a approuvé certaines de ses revendications pour le groupe EB.

Parité salariale avec des emplois semblables

Si la CIP n’a pas abordé toutes les principales revendications de l’AFPC concernant les rajustements au titre de la parité salariale, elle a toutefois reconnu que la proposition de l’employeur à cet égard n’était pas suffisante pour que les deux parties puissent parvenir à une entente.

Nouveau taux de rémunération national pour le personnel qui enseigne 12 mois par année (ED-EST)

La CIP a recommandé que le nouveau taux de rémunération pour les enseignantes et enseignants du groupe ED-EST (12 mois) soit ajouté à la nouvelle convention collective. D’ailleurs, elle a souligné qu’un comité mixte syndical-patronal avait déjà convenu d’un tel taux et de la mise en application de celui-ci.

Prime d’enseignement en langue autochtone

La CIP a appuyé la revendication de l’AFPC d’accorder aux personnes qui enseignent une langue autochtone une prime de spécialisation. La Commission n’a pu s’empêcher de constater que la revendication du syndicat va dans le droit fil des recommandations de la Commission de vérité et de réconciliation, de même que de la Loi sur les langues autochtones.

Malheureusement, la CIP a omis d’aborder nombre des revendications de l’AFPC, et a même donné son aval à certaines concessions proposées par l’employeur, notamment en ce qui concerne le congé d’éducation non payé et le congé de perfectionnement professionnel. Pour de plus amples exemples, consultez l’ensemble des recommandations de la CIP. Afin d’obtenir pour ses membres le contrat juste et équitable qu’ils méritent, l’AFPC continuera de mobiliser ses membres en multipliant les moyens de pression au travail, qui pourraient aller jusqu’à la grève. Tenez-vous au courant des dernières nouvelles sur la négociation en vous abonnant à la liste de diffusion.

La version originale de cet article a été publiée sur le site de l’AFPC.